Mon bureau de travail: un coin de la table à manger, le métro, un parc, la bibliothèque, le sofa devant la télé (:/) – partout, quoi!
Pourquoi?
Mon bureau tel que je l’imagine: ordonné, calme, serein.
Mon bureau tel qu’il est : un amas de paperasse, un fouillis d’écrits et de lectures, un taudis chéri de notes et d’idées dont je ne parviens à me débarrasser.
J’y écris rarement, mais je range dans mon bureau chaque bout de vie, chaque étincelle que l’inspiration daigne me confier. Ensuite, j’y fais le ménage, comme dans ma tête, afin de trouver la bonne suite des mots.
Je viens de retrouver un paquet de poèmes que j’ai écrit au début de ma vingtaine (lorsque je croyais encore pouvoir devenir poète). En voici un.
Ancrée d’encre
J’ai tout dit // Et je révélerai toujours // Tout— // Je n’ai pas peur // Du regard, du jugement de l’autre. // Sur papier ou en parole // Je m’expose, je mets à nu // Ce que je suis // Sans me perdre // Car je n’oublie pas // Que c’est en plein public // Qu’on est le mieux caché.
Mes sentiments sur la question: je suis plus discrète, une décennie plus tard… non?
J’ai été heureuse d’apprendre hier que ma nouvelle Nelles sera publiée dans le prochain numéro de la revue de création littéraire de langue française Virages en mars 2013, ayant pour thème: L’amour.com.
En voici un extrait:
C’était l’histoire des Kelly Hildebrandt qui avait penché la bascule vers une recherche de l’âme-sœur en ligne. Ce couple d’Américains partageant le même nom s’était rencontré sur Facebook, puis en personne, et s’était marié à peine huit mois plus tard. Elle avait effectué une recherche semblable, mais évidemment ce n’était pas avec le nom Nelles Viau qu’elle répéterait l’histoire des Hildebrandt.
Bien qu’elle ne voulait paraitre trop désespérée, Nelles se mit tout de même à remplir une panoplie de profils sur des sites de rencontre aussi variés les uns que les autres. Elle lança sa campagne en s’inscrivant à plusieurs sites et renoua avec Facebook. Elle se créa un profil doux et intime — photo d’elle avec son chat à l’appui, un profil sportif à peine exagéré, ainsi qu’un profil soulignant ses accomplissements professionnels, mais pas tous. Nelles craignait repousser des prétendants en paraissant trop compétente.
-— Un homme menacé par une femme de carrière n’est pas un homme comme il faut, remarqua son chat, Culbute.
— Voyons d’abord la récolte, se répondit-elle, ensuite on tranche.
Vous pourrez en lire davantage dans quelques mois!
– My short story Nelles (in French) will be published in the literary magazine Virages in March. (an excerpt can be found here)
– I will have a ten-minute play produced in this year’s Inspirato Festival, for which I must write a play from scratch.
As part of Inspirato Festival’s Playwrights’ Mentoring Project, I attended a day-long workshop during which I met my fellow playwrights and did short writing exercises before being assigned the subject matter of the play I am to write for the festival in June 2013.
One of the exercises included building a small sculpture and writing a free flow/stream of consciousness monologue from its point of view. The result:
We voyaged across the sea, but remain perched in precarious existence. If we photosynthesized, we’d be leaning toward the sun. As it is, we merely lean gravity-ward, which annoys us as we yearn to achieve more. We are both practical and whimsical; our career as a children’s entertainer didn’t last long. If we had the means, we’d bask in the collective glow of of super troupers and admiration. Sadly, the reflection of mere trinkets in the mirror remind us that inanimate life cannot hope, as Pinocchio did, to become real. And even if we fulfilled our dream of a grander, more productive life, it might be at the cost of a separation too painful to fathom. A diminutive pedestal therefore must suffice; hope of a melody at our centre remaining merely the lullaby of slumber, which, even that, escapes us.
A trinket from Croatia, a set of skeleton keys and a foam clown nose get me writing.
It’s unlikely that this text makes it anywhere into the short play I need to write by next month, but it was fun playing with words and getting something down, pencil to paper. Now to write about rope…
In 2012, I participated in a local writing contest, held by Good News Toronto, called the True Story Contest. The challenge was to write about A Good Neighbour in 450 words or less.
I wrote about an unknown neighbour of mine who watered (and saved) my toddler’s bean plant this summer and about my parents’ neighbour, Colette, who does the same for my father’s tomato plants. My piece won second place in the contest and was published online this month.
An excerpt from Sunborrowers and Watering Cans:
Armed with a watering can, Colette makes her way across her neighbours’ lawn and down a small hill to the vegetable patch. She carefully removes the mesh wire fence, which ineffectively keeps rabbits out, and steps in to water the thirsty plants and their cherry-red fruit. Once that job is done, she fills the watering can with the bite-sized tomatoes, ensuring none goes to waste. There are always more when my parents return, as long as Colette waters them.
Later, Colette drags a lawn chair onto my parents’ property for a well-deserved rest. Papa jokes that it’s only fair: in the afternoon, Colette’s place is in shadow, “so we let her borrow our sun!” A little water for a little sun; it’s a pleasant, reciprocal relationship.
Colette blushed when I read her the story, right before it was published online. I could tell she was surprised, yet pleased, about her role in this story. Now, my task is to figure out which of my 600+ neighbours helped along our ‘garden’ this summer and offer my thanks in person.
What a pleasure and a privilege to have been invited as an author at the 2012 Toronto French Book Fair. There, I met authors I admire, such as Marguerite Andersen, Lawrence Hill, Michèle Vinet – and discovered new ones, such as Sonia Lamontagne, Daniel Groleau Landry, Éric Charlebois.
A.M. Matte and Lawrence Hill,
Toronto French Book Fair 2012
As a reader, it was wonderful to discuss books with their creators. As a writer, my Book Fair experience revigorated my desire to write. I have many projects planned for 2013!
Quel privilège et quelle joie d’avoir été un auteur invité au Salon du livre de Toronto 2012. J’y ai rencontré des auteurs que j’admire – Marguerite Andersen, Lawrence Hill, Michèle Vinet – et y ai fait de belles découvertes – Sonia Lamontagne, Daniel Groleau Landry, Éric Charlebois.
A.M. Matte et Lawrence Hill, au Salon du livre de Toronto 2012
En tant que lectrice, c’était ravissant de pouvoir discuter des oeuvres appréciées avec leurs créateurs. En tant qu’auteur, mon expérience au Salon du livre n’a que ragaillardi mon envie d’écrire. J’ai bien des projets en perspective pour 2013!
A.M. Matte et Marguerite Andersen, au Salon du livre de Toronto 2012
Lors du 20e anniversaire du Salon du livre de Toronto, du 5 au 8 décembre 2012 uniquement, je vous offre des copies gratuites de trois nouvelles, toutes d’abord publiées dans la revue littéraire Virages :
Sur le seuil. Virages. Suzanne Myre, éditrice. (août 2011). version pdf
À l’air. Virages. Marguerite Andersen, éditrice. (mai 2011). version pdf
Secrets. Virages. Marguerite Andersen, éditrice. (décembre 2010). version pdf
Bonne lecture – n’hésitez pas à m’en donner des nouvelles!
Le 8 décembre 2012 à 10 h 30, à la bibliothèque de référence de Toronto, en compagnie de Sonia Lamontagne, Daniel Groleau Landry, Karine Boucquillon et Paul Savoie, je participe à une table-ronde dans le cadre du 20e anniversaire du Salon du livre de Toronto, où nous discuterons de « Comment j’ai écrit mon premier livre ». En primeur, voici une idée de ce que je partagerai:
Puisque la rédaction de mon mémoire de maîtrise avait interrompu, pour plus de deux ans, l’écriture de mon roman « La face cachée du bonheur », j’ai eu recours à des professionnels pour me remettre sur la bonne piste.
D’abord, il y eut la coach Chala Dincoy-Flajnik, de Coach Tactics, qui m’a doucement poussée vers une méthodologie et un plan d’action qui convenait à mon horaire et à mon but ultime d’un roman complet rédigé en moins d’un an. Ensuite, grâce au soutien de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, j’ai pu travailler avec l’écrivain Paul Savoie sur la récriture du roman. Je discute plus longuement de ce processus ici.
Ces deux appuis ont fait en sorte que, plutôt que de prendre un autre dix ans, j’ai pu terminer mon manuscrit dans un délai de deux ans. J’ai ainsi une démarche à suivre pour mon prochain livre!
Alors que je supprimais, 20 messages à la fois, les plus de 1 200 faux commentaires en attente de mon blogue, j’en ai presque laissé quelques-uns passer. Comment résister des flatteries telles que:
– https://www.ammatte.ca est formidable. Il y a souvent toutes les informations appropriées au suggestions de mes doigts. Merci à maintenir en place le travail de qualité supérieure!
– www.ammatte.ca est merveilleux. Il ya toujours toutes les infos idéale dans les idées de mes doigts. Merci et continuez votre excellent travail!
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– Vaut la lecture. J’ai trouvé cela très instructif que j’ai fait des recherches beaucoup ces derniers temps sur des questions pratiques telles que vous parlez …
– Bonjour, juste découvert https://www.ammatte.ca sur Yahoo, et a constaté que c’est vraiment génial. Je vais surveiller pour Bruxelles. Je vais apprécier si vous continuez à écrire sur ce sujet à l’avenir. Beaucoup de personnes vont bénéficier de votre écriture. Cheers!
Évidemment, puisque je ne suis pas là pour soutenir les ventes de manteaux en plume d’oie ni d’escortes parisiennes, ces commentaires, ni les 1 200 autres, n’ont été approuvés. Reste à voir si mon filtreur de faux commentaires, maintenant activé, fera bonne figure!