Bureau d’écriture

Un défi de la Zone d’écriture de Radio-Canada nous fait songer à nos espaces de travail, nos bureaux d’écrivains.

Mon bureau de travail: un coin de la table à manger, le métro, un parc, la bibliothèque, le sofa devant la télé (:/) – partout, quoi!

Pourquoi?

Mon bureau tel que je l’imagine: ordonné, calme, serein.

Mon bureau tel qu’il est : un amas de paperasse, un fouillis d’écrits et de lectures, un taudis chéri de notes et d’idées dont je ne parviens à me débarrasser.

J’y écris rarement, mais je range dans mon bureau  chaque bout de vie, chaque étincelle que l’inspiration daigne me confier. Ensuite, j’y fais le ménage, comme dans ma tête, afin de trouver la bonne suite des mots.

Ces images sur Pinterest: http://pinterest.com/pin/532269249679798804/

Poème d’antan

Je viens de retrouver un paquet de poèmes que j’ai écrit au début de ma vingtaine (lorsque je croyais encore pouvoir devenir poète). En voici un.

Ancrée d’encre

J’ai tout dit // Et je révélerai toujours // Tout— // Je n’ai pas peur // Du regard, du jugement de l’autre. // Sur papier ou en parole // Je m’expose, je mets à nu // Ce que je suis // Sans me perdre // Car je n’oublie pas // Que c’est en plein public // Qu’on est le mieux caché.

Mes sentiments sur la question: je suis plus discrète, une décennie plus tard… non?

Nouvelle nouvelle

J’ai été heureuse d’apprendre hier que ma nouvelle Nelles sera publiée dans le prochain numéro de la revue de création littéraire de langue française Virages en mars 2013, ayant pour thème: L’amour.com.

En voici un extrait:

C’était l’histoire des Kelly Hildebrandt qui avait penché la bascule vers une recherche de l’âme-sœur en ligne. Ce couple d’Américains partageant le même nom s’était rencontré sur Facebook, puis en personne, et s’était marié à peine huit mois plus tard. Elle avait effectué une recherche semblable, mais évidemment ce n’était pas avec le nom Nelles Viau qu’elle répéterait l’histoire des Hildebrandt.

Bien qu’elle ne voulait paraitre trop désespérée, Nelles se mit tout de même à remplir une panoplie de profils sur des sites de rencontre aussi variés les uns que les autres. Elle lança sa campagne en s’inscrivant à plusieurs sites et renoua avec Facebook. Elle se créa un profil doux et intime — photo d’elle avec son chat à l’appui, un profil sportif à peine exagéré, ainsi qu’un profil soulignant ses accomplissements professionnels, mais pas tous. Nelles craignait repousser des prétendants en paraissant trop compétente.

-— Un homme menacé par une femme de carrière n’est pas un homme comme il faut, remarqua son chat, Culbute.

— Voyons d’abord la récolte, se répondit-elle, ensuite on tranche.

Vous pourrez en lire davantage dans quelques mois!

Belles rencontres au Salon du livre de Toronto

Quel privilège et quelle joie d’avoir été un auteur invité au Salon du livre de Toronto 2012. J’y ai rencontré des auteurs que j’admire – Marguerite Andersen, Lawrence Hill, Michèle Vinet – et y ai fait de belles découvertes – Sonia Lamontagne, Daniel Groleau Landry, Éric Charlebois.

A.M. Matte et Lawrence Hill, au Salon du livre de Toronto 2012

En tant que lectrice, c’était ravissant de pouvoir discuter des oeuvres appréciées avec leurs créateurs. En tant qu’auteur, mon expérience au Salon du livre n’a que ragaillardi mon envie d’écrire. J’ai bien des projets en perspective pour 2013!

A.M. Matte et Marguerite Andersen, au Salon du livre de Toronto 2012

 

Promotion du Salon du livre de Toronto

Lors du 20e anniversaire du Salon du livre de Toronto, du 5 au 8 décembre 2012 uniquement, je vous offre des copies gratuites de trois nouvelles, toutes d’abord publiées dans la revue littéraire Virages :

Sur le seuil. Virages. Suzanne Myre, éditrice. (août 2011). version pdf

À l’air. Virages. Marguerite Andersen, éditrice. (mai 2011). version pdf

Secrets. Virages. Marguerite Andersen, éditrice. (décembre 2010). version pdf

Bonne lecture – n’hésitez pas à m’en donner des nouvelles!

« Comment j’ai écrit mon premier livre » – partie 2

Le 8 décembre 2012 à 10 h 30, à la bibliothèque de référence de Toronto, en compagnie de Sonia Lamontagne, Daniel Groleau Landry, Karine Boucquillon et Paul Savoie, je participe à une table-ronde dans le cadre du 20e anniversaire du Salon du livre de Toronto, où nous discuterons de « Comment j’ai écrit mon premier livre ». En primeur, voici une idée de ce que je partagerai:

Puisque la rédaction de mon mémoire de maîtrise avait interrompu, pour plus de deux ans, l’écriture de mon roman « La face cachée du bonheur », j’ai eu recours à des professionnels pour me remettre sur la bonne piste.

D’abord, il y eut la coach Chala Dincoy-Flajnik, de Coach Tactics, qui m’a doucement poussée vers une méthodologie et un plan d’action qui convenait à mon horaire et à mon but ultime d’un roman complet rédigé en moins d’un an. Ensuite, grâce au soutien de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, j’ai pu travailler avec l’écrivain Paul Savoie sur la récriture du roman. Je discute plus longuement de ce processus ici.

Ces deux appuis ont fait en sorte que, plutôt que de prendre un autre dix ans, j’ai pu terminer mon manuscrit dans un délai de deux ans. J’ai ainsi une démarche à suivre pour mon prochain livre!

Au plaisir de vous voir au Salon…

Chasseurs de liens retour (backlinks)

Alors que je supprimais, 20 messages à la fois, les plus de 1 200 faux commentaires en attente de mon blogue, j’en ai presque laissé quelques-uns passer. Comment résister des flatteries telles que:

– https://www.ammatte.ca est formidable. Il  y a souvent toutes les informations appropriées au suggestions de mes doigts. Merci à maintenir en place le travail de qualité supérieure!

– www.ammatte.ca est merveilleux. Il ya toujours toutes les infos idéale dans les idées de mes doigts. Merci et continuez votre excellent travail!

– design parfait grâce au www.ammatte.ca

– Vaut la lecture. J’ai trouvé cela très instructif que j’ai fait des recherches beaucoup ces derniers temps sur des questions pratiques telles que vous parlez …

– Bonjour, juste découvert https://www.ammatte.ca sur Yahoo, et a constaté que c’est vraiment génial. Je vais surveiller pour Bruxelles. Je vais apprécier si vous continuez à écrire sur ce sujet à l’avenir. Beaucoup de personnes vont bénéficier de votre écriture. Cheers!

Évidemment, puisque je ne suis pas là pour soutenir les ventes de manteaux en plume d’oie ni d’escortes parisiennes, ces commentaires, ni les 1 200 autres, n’ont été approuvés. Reste à voir si mon filtreur de faux commentaires, maintenant activé, fera bonne figure!

Eurêka! Défi Twittérature

À chaque mois, la Zone d’écriture de Radio-Canada propose des « petites tortures littéraires sur Twitter ». En novembre, il s’agissait de se « prendre pour Galilée, Einstein ou Archimède et faire partager LA découverte du siècle » en moins de 140 caractères. On devait s’assurer d’utiliser le mot « Eurêka » dans notre propos.

J’y ai participé avec le gazouillis suivant:
eureka-gagnante.jpg

Puis, Eurêka! Défi remporté – merci à la Zone d’écriture, à La sphère et à Nicolas Langelier de Nouveau Projet.

http://zonedecriture.radio-canada.ca/2012/11/defi-twitter-zesphere-eureka-le-gagnant-est.html#.ULJkIo6mDzI

Le Prix reçu grâce au défi Eurêka! de la Zone d’écriture de Radio-Canada: iPod et calepin de notes. Photo à la page Facebook ici.

Depuis, je participe, en français et en anglais, à toutes les occasions de Twittérature que présente Radio-Canada. C’est une quasi-obsession…! Et c’est très amusant de lire les micro-histoires des autres gazouilleurs. À nos claviers!

« Comment j’ai écrit mon premier livre » – partie 1

J’ai été invitée à participer à une table ronde intitulée « Comment j’ai écrit mon premier livre » lors de la 20e édition du Salon du livre de Toronto le samedi 8 décembre 2012 à 10 h 30. Ce sera l’occasion pour moi non seulement de rencontrer deux poètes franco-ontariens, Sonia Lamontagne et Daniel Groleau Landry, mais aussi de partager le processus de création de mon roman, La face cachée du bonheur.

Lors de cette écriture, j’ai reconfirmé que je n’écris rien en isolement. On dit que le métier d’écrivain est solitaire et c’est vrai. Cependant, des amis, de la famille, des collègues et des gens que j’ai rencontrés outre-mer – ainsi que les histoires vécues avec eux ou entendues dans leurs accents variés – ont influencé le roman.

S’y infiltrent le physique d’un collègue Adonis (à son insu), les noms d’amies depuis perdues, des béguins non-réciproques, la description de la mère d’une camarade de classe… Le tout noué par les personnages issus de mon imagination.

Ces idées, qui ont flotté dans ma tête pour près de dix ans, ont pris du temps et de la discipline pour se coucher sur le papier. La semaine prochaine, quelques détails sur la démarche entreprise pour mener La face cachée du bonheur à bon port.

Auteur « du terroir littéraire franco-ontarien »

Dans un article du Métropolitain de Toronto, Le Salon du livre a 20 ans, l’intrépide journaliste Raphaël Lopoukhine me classe parmi les « auteurs du terroir littéraire franco-ontarien ».

Commentaire d’une copine linguiste: « terroir?? Pas sûre ce que ça veut dire, appliqué à la littérature… »

Commentaire de mon frère, dont la conjointe vient de donner naissance à deux magnifiques fillettes: « Cool. Félicitations! Est-ce qu’on peut dire que [nos filles] sont des produits du terroir franco-ontarien? »

Je pourrai dire, au moins, que mon passage au Salon du livre de Toronto 2012 aura fait jaser…