Cousin dee – Wildness Rushing In

Last month, I met cousin dee – we are related through her attachment to my mother’s third (?) cousin, Dave; their grandmothers were sisters. Something like that.

Both dee and Dave are writers, and I met them as they each came to Toronto to read their work. dee has recently published Wildness Rushing In, a collection of poems, which she shared as part of a recent reading tour.

dee Hobsbawn-Smith reading her poetry at the Rower’s Pub reading series.
dee Hobsbawn-Smith reading her poetry at the Rower’s Pub reading series.

My favourite poem of the collection is At 15, which narrates her fifteen-year-old self and the surly angst and rage accompanying her.

But what I enjoyed most about dee was her generosity of spirit. She warmly welcomed me – and my four-year-old son – to the event, helped us get settled, and ensured we were comfortable. In fact, so comfortable were we that my little one fell asleep at the pub bar, allowing me to listen without interruption, babe in arms, to the poets in attendance.

Do pick up a copy of dee’s delicious collection; linguistic delight for the senses.

Franc’Open Mic dans les nouvelles

Le mois dernier, j’ai participé à la première édition du Franc’Open Mic à Toronto, une occasion pour artistes de toutes sortes de monter sur scène, en français. J’y ai lu ma nouvelle À l’air, tirée de mon recueil Ce que l’on divulgue et du 56e numéro de la revue Virages.

L’Express de Toronto était sur place et a fait un compte rendu de la soirée:

 

FRANC’OPEN MIC: UNE PREMIÈRE «SOIRÉE OUVERTE» RÉUSSIE

Par Alix Forgeot – Semaine du 4 novembre au 10 novembre 2014

Franc’Open Mic: une première «soirée ouverte» réussie

Arfina a fait rire le public avec ses sketchs. Arianne M. Matte a lu une de ses nouvelles. Guy Smagghe, un habitué du Free Times Café.

Mercredi dernier, une centaine de personnes, francophones et francophiles confondus, se sont bousculées aux portes du Free Times Café, au 320 rue College, pour voir des artistes se produire sur la première «scène ouverte» francophone de Toronto.

Bonne surprise pour Florian François et Cyril Mignotet, cofondateurs de Franc’Open Mic. Le soir de la première, ils ont vu arriver trois fois plus de spectateurs que prévu. L’équipe du Free Times Café a même dû refuser l’accès au pub à certains, en raison d’un trop gros achalandage.

Pas moins de 26 artistes se sont inscrits au Franc’Open Mic, ce qui représente en tout «une cinquantaine de personnes», selon Florian, un des organisateurs.

Québécois, Franco-Ontariens, Français, Congolais ou encore Sénégalais, toute la francophonie était présente ce soir là, non seulement dans le public, mais aussi sur scène.

Variété artistique

Trésor Otshudi, chanteur et compositeur, ouvre le bal avec «Love» une chanson R’n’B de sa composition aux paroles francophones, avant de danser sur un rythme endiablé, mettant rapidement l’ambiance dans le pub.

Il laisse la place à Serge Paul, qui a troqué sa casquette d’agent de liaison communautaire au Conseil scolaire Viamonde contre celle de comédien, pour interpréter en version slam le titre Corrida de Francis Cabrel, célèbre chanteur français.

Guy, un guitariste franco-canadien habitué à un public anglophone qui ne comprend pas forcément les paroles de ses chansons, se réjouit d’être présent pour cette première. «Je suis content d’avoir un public francophone», lance-t-il à la foule.

Les spectateurs ont aussi eu droit à une lecture d’une nouvelle d’Arianne M. Matte, extraite de son livre Ce que l’on divulgue, avant de pouvoir écouter une reprise du tube Seven Seconds de Neneh Cherry et Youssou N’Dour (mêlant le français, l’anglais et le langage wolof), interprétée par Derek, un anglophone francophile.

La vie en rose d’Édith Piaf a été parodiée, puis le théâtre a fait son arrivée sur les planches avec Pierre McLaughlin et Geneviève Brouyaux, comédiens de la compagnie les Indisciplinés de Toronto, interprétant des extraits de la pièce Fragments de mensonges inutiles de Michel Tremblay, qui sera présentée les 13, 14 et 15 novembre à la bibliothèque Palmerston de Toronto (voir l’article en une).

Parmi les artistes, le public découvre quelques petites perles, comme Luce, une Française qui s’est accompagnée au ukulélé en chantant des titres tournant l’amour en dérision ou encore Arfina, jeune humoriste prometteuse: elle a offert un sketch hilarant au public à propos des aventures rocambolesques que peut vivre un étranger lorsqu’il souhaite s’établir au Canada.

Impro

La soirée s’est terminée avec de l’improvisation: Florian François, cofondateur de la scène ouverte francophone et membre des Improbables, a invité la troupe à monter sur scène en compagnie de membres du public, pour créer des saynètes complètement loufoques.

Ce n’est qu’à minuit et demi, après un marathon artistique de plus de quatre heures, que les cofondateurs de Franc’Open Mic ont pu enfin souffler.

«Satisfaits» de la soirée, les deux équipiers n’en reviennent toujours pas. «On a eu plus de monde que le lieu ne le permet», s’enthousiasme Florian François, «le public est resté jusqu’au bout. On est contents en terme de qualité, de quantité et de diversité!»

Bonne organisation

Il faut dire que les deux amis se sont bien organisés. Ils ont mis un point d’honneur à trouver une salle gratuite pour accueillir les artistes et le public. «Un contact m’a donné l’idée du Free times Café», se souvient Florian. «On a rencontré la patronne et elle a accroché avec l’idée que notre projet soit frais et nouveau».

Après avoir trouvé le lieu, il a fallu promouvoir l’événement à travers les réseaux sociaux et les médias. Les médias francophones ont été très réceptifs et sur Facebook l’événement a rallié 132 participants.

Au niveau de la gestion du spectacle en direct, rien n’est laissé au hasard. Le comédien Florian François, s’occupe de l’animation, distrait le public, tandis que Cyril Mignotet gère le son. Le duo bien rodé n’oublie pas les artistes: après chaque passage, ils reçoivent un cannelé (spécialité bordelaise) provenant du restaurant français Chabichou, le partenaire de Franc’Open Mic.

Florian François et Cyril Mignotet souhaitaient que «tout le monde ait du plaisir, que les artistes francophones puissent pratiquer, avoir une opportunité artistique dans un lieu de partage». Autant dire que c’est plus que réussi.

Rendez-vous a déjà été donné le 26 novembre, au Free Times Café, à 19h30 pour les artistes et à 20h pour le public.

COMMENTAIRES

Mille bravo à Cyril et Florian qui se sont investis dans cette aventure je leur envoie tous mes encouragements pour la suite et dommage pour moi d’être si loin et de ne pas pouvoir participer à ce spectacle mais je suis avec vous par la pensée.

— murielle mignotet – 4 novembre 2014 19:18

 

http://www.lexpress.to/archives/14611/

La première de Franc’Open Mic

À la fin octobre se lançait une nouvelle initiative, une première «scène ouverte» francophone à Toronto, baptisée Franc’Open Mic par ses instigateurs français, Florian et Cyril.

J’ai eu la chance d’y participer et d’y lire la nouvelle À l’air de mon recueil de nouvelles Ce que l’on divulgue.

Quelques commentaires chaleureux sur Twitter suite à la lecture:

« Ce que l’on divulgue » lut avec toute beauté par @ammatte l’auteure. #tofr #OpenMic #francopenmic

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@ammatte Au #francopenmic #bravo trop #cool #franco #toronto

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Les prochaines éditions du Franc’Open Mic à Toronto auront lieu le mercredi 26 novembre et le mercredi 29 janvier au Free Times Café.

Poupées de papier

Un été, lorsqu’en vacances à un chalet avec ma famille, ma grand-mère nous contait des histoires de sa jeunesse – la cadette de la famille – et de ses jouets préférés.

Elle a joliment conté l’amour qu’elle portait envers ses poupées de papier, en particulier une poupée Shirley Temple, qu’elle habillait et rhabillait de ses robes glacées.

Poupée de papier Shirley Temple préadolescente, avec trois habits de papier à lui découper.

J’ai été frappée par ce souvenir de Grand-Maman et j’en ai cousu une nouvelle intitulée, sujet oblige, Poupées de papier. L’histoire présente une dame âgée qui se remémore ses amis d’enfance, ces poupées et des gouttes de pluie, alors qu’elle fait le deuil de personnes chères.

Bien qu’inspirée par Grand-Maman, ma nouvelle demeure une oeuvre de fiction.

Poupées de papier a été publiée en sa version anglaise Paper Dolls, dans le recueil Voices 2014 du Toronto Writers’ Co-operative et sera publiée dans la 70e édition de la revue littéraire Virages.

New Voices Publication

At the end of September 2014, the Toronto Writers’ Co-operative launched its sixth Voices anthology, in which is published my short story Paper Dolls.

Front cover of Voices 2014 anthology, a painting of an upside-down face, in pink and green hues.

I originally wrote Paper Dolls in French, following a talk with my grand-mother Jacqueline. When she told us about one of her favourite toys, growing up in Montreal in the 1930s, it painted such a picture in my mind that I couldn’t help but take her love of her paper dolls and insert it into my next short story.

I read an excerpt of Paper Dolls at the Voices book launch, voicing my main character both as a child and as an elderly woman.

A.M. Matte reading an excerpt of Paper Dolls at the Toronto Public Library Main Reference Branch, at a wooden podium.

I love this second life a reading gives characters, where an author can literally lend her voice to a story.

Looking for your own copy of Voices 2014? Find one at the Toronto Writers’ Co-operative website.

« The Art of Standing Still for Four Hours »

« For four hours, 28 “enthusiastic, clean cut and reliable” – part of the job description – young people stood at attention outside the eOne event in order to set a scene of a highly-guarded, exclusive, and perhaps a little dangerous, party. Let’s just say the enthusiasm waned pretty quickly and we wished we hadn’t been so reliable after all. »

– Excerpt from my personal essay « The Art of Standing Still for Four Hours », available at the Watts at the Movies blog

Thursday Throwback – Titania’s Table

When I was twelve years old, I wrote a one-act play based on Shakespeare’s, called A Child View of Shakespeare. In it, Juliet does not love Romeo and a Pharaoh – Cleopatra – is disinterested by her suitors. Viola is writing a tell-all book about her boss, and there is the obligatory identical twin quiproquo.

To my young ears, Shakespeare’s iambic pentametre sounded just as rhythmic and as rhyme-y as Dr. Seuss, so that’s what the play sounds like. Basically, A Child View of Shakespeare is iconic characters stirred up in Macbeth’s witches’ pot to deliciously silly results.

Fast forward two decades (ahem) later, when CBC Writes launched its Shakespeare Selfie Challenge to celebrate the playwright’s 450th birthday, asking Canadians to take a Shakespearean character, situate him or her in a present-day scenario, and write a new soliloquy or monologue (an old-timey selfie) for that character.

So, I dug through A Child’s View of Shakespeare and pulled out a passage to submit to the challenge. I recycled my twelve-year-old self’s banquet-themed monologue and breathed new life into it through Queen of the Fairies Titania’s voice. What if she were the host of a modern-day cooking show?

Click here to read Titania’s Shakespeare Selfie – do you see the Shakespearian and Seussian influence?

Journée mondiale du livre et du droit d’auteur

En cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, je partage avec vous la discussion que j’ai eue avec Denise Truax des Éditions Prise de parole au sujet de la lecture, du monde de l’édition, du droit d’auteur et du rôle d’Internet dans la question. Nous voici à l’antenne de l’émission Grands Lacs café de Radio-Canada: http://www.radio-canada.ca/util/postier/suggerer-go.asp?nID=1181258 

Je vous invite aussi à lire le billet que j’ai écrit l’an dernier au sujet de la JMLDA.

« Les fantastiques nouvelles… »


gazouillis divulgue - MRouthierBoudreau

 

Lors de mon passage au Salon du livre de Toronto en décembre 2013, j’ai eu la chance de rencontrer le journaliste Aurélien Offner de TFO, avec qui j’ai parlé de mon recueil de nouvelles, Ce que l’on divulgue.

Lors de l’entrevue, nous avons discuté de ce que c’est d’écrire en français en Ontario (« Le choix d’écrire en français dans un milieu minoritaire, c’est presque politique ») et du « bagage heureux » que celui d’être franco-ontarienne.

J’ai également lu un extrait de ma nouvelle À l’air, qu’Aurélien a animé expertement.

La capsule qui a résulté de cette rencontre, intitulée Les fantastiques nouvelles d’Arianne Matte, est maintenant disponible via TFO 24/7.

Visionnez la capsule au site de TFO 24/7.

Visionnez la capsule sur YouTube.

Faites l’achat de Ce que l’on divulgue.

Appui du Conseil des arts de l’Ontario

LOGO CAO 50e

 

Un grand merci au Conseil des arts de l’Ontario, qui m’a accordé une subvention pour travailler ma pièce de théâtre Pas de chicane dans ma cabane (titre provisoire). La pièce se passe simultanément en 1944 et en 2002, dans le même espace.

Viola, en 1944, et Capucine, en 2002, se retrouvent toutes deux seules et prises au dépourvu dans une vieille maison fermière d’un village à 300 km de route de la métropole d’où elles viennent. Viola, nouvellement mariée, vient de perdre la trace de son mari qui a été happé par la conscription; Capucine se remet d’une détérioration de couple suite aux attentats du 11 septembre à New York. En apprivoisant leur nouvel entourage, chacune des femmes apprend à s’adapter, à sa façon, à son entourage rural.

Puisqu’elles partagent le même endroit physique, Viola et Capucine se côtoient, mais n’interagissent pas. Cependant, elles se rendent compte qu’elles peuvent tout de même communiquer par écrit malgré le temps qui les sépare. Un troisième et un quatrième personnage, joués par une seule comédienne, servent de voisine et de meilleure amie des protagonistes, questionnant l’état d’esprit de Viola et de Capucine, qui s’imaginent une complicité d’une part avec une femme qui n’est pas encore née et d’autre part avec une femme qui doit être depuis quelque temps décédée.

Lors du travail de recherche artistique et d’écriture, je me questionnerai sur le pouvoir des mots, en particulier sur la puissance du monologue et la viabilité de textes suggérant un dialogue sans en être un. Ce sera un défi particulièrement intéressant de réfléchir aux paroles, aux mouvements et au positionnement des comédiennes qui jouent des personnages interagissant dans un même espace tout en transmettant l’idée que ces personnages ne sont pas dans cet espace physique en même temps.

Enfin, au-delà du travail d’écriture et de l’histoire que je veux conter, il m’est important de créer des personnages féminins pour la scène. Proportionnellement, il y a encore trop peu de rôles pour femmes au théâtre; ma pièce en propose quatre de plus.

Merci encore au Conseil des arts de l’Ontario pour cet appui à mon écriture.