Blank pages

6:27 a.m. Sunday morning.

For the first time in my life, I didn’t need to skip the first page of my notebook before beginning to write. Usually, I feel intense pressure – self-imposed, of course – to write perfection as soon as the new notebook is opened. The blank page before me becons the perfect expression, the well-worded sentence, the cleverest wordplay. Years ago, I decided that the best way for me to avoid writer’s block in front of the first page of a notebook (especially given that I’m the only one who reads its content) was simply to skip it and move on to the next. This way, if ever I do fall upon the perfect sentence, I have a choice spot for it.

But this morning, awakened with a smile at 5:15 a.m., I got up to write about the character I played  in my dream. I filled many pages of my notebook until I had none left. I had to choose a new notebook, which I opened to the first page to continue writing, without hesitation.

 

Page vierge

6 h 27. Dimanche matin.

Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas eu l’impression d’avoir à sauter la première page de mon nouveau calepin de notes avant d’écrire. D’habitude, je ressens une pression immense – auto-imposée, bien sûr – d’écrire la perfection dès le nouveau calepin ouvert. La page blanche (ou lignée) implore le mot parfait, la phrase bien exprimée, le calembour bien songé. Il y a des années, j’ai décidé que la meilleure façon pour moi d’éviter de figer devant la première page d’un nouveau calepin (surtout que je suis bien la seule à en lire le contenu) était, tout simplement, de la laisser vierge et de passer à la prochaine. Ainsi, si jamais je tombe sur la phrase parfaite, j’aurai un endroit de choix pour elle.

Mais ce matin, éveillée avec le sourire vers 5 h 15, bouleversée par un rêve tout simple, je me suis levée pour écrire le personnage que j’avais incarné pendant la nuit. J’en ai rempli plusieurs pages de mon calepin, au point où il ne m’en restait plus et j’ai dû choisir un nouveau calepin. Que j’ai ouvert à la première page, sans hésiter, pour continuer mon histoire.

Remerciements à l’AAOF

Des remerciements tardifs, mais sincères, pour le programme de compagnonnage littéraire de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français:

En 2010-11, j’ai eu la chance d’être chapeautée par Monsieur Paul Savoie, auteur reconnu habitant Toronto, pour travailler mon roman: La face cachée du bonheur.

Nous avons entamé le processus de révision du roman par voie électronique, Paul me guidant dans la réécriture du roman, un chapitre à la fois. Ses commentaires principaux étaient de ralentir l’action, de donner un rythme plus lent au roman et de porter plus d’attention aux détails. Paul m’a poussée à décrire plus longuement les moments clés de l’intrigue et de réfléchir aux thématiques que j’insérais dans le roman.

Paul me l’a souvent répété lors du processus de réécriture : « l’essentiel, c’est de prendre son temps. » Sur les huit mois de travail, son encouragement constant et ses conseils ont fait de La face cachée du bonheur un document plus complet, plus lisible et plus solide.

Je ne peux assez remercier l’AAOF de cet apprentissage. Ce que j’ai appris et retenu lors de ce travail me servira encore longtemps lors de mes prochains projets d’écriture. Le programme de compagnonnage littéraire de l’AAOF est non seulement un atout à l’auteur en devenir, mais aussi, je l’espère, pour l’auteur qui accompagne. Je souhaite longue vie à ce programme !

 

My Procrasti-Nation

My living room has been my procrasti-Nation for the past few weekends. Despite promising myself I would have my new play Seven Dragon Happy-Go-Lucky Golden Garden House of Foo(d) updated by mid-February (oops) early March (nope) end of March (fingers crossed), I’ve been easily distracted by the usual: watching my son play choo-choo with his Thomas the trains (yes, there are more than one), watching sci-fi TV shows with my husband, and washing and folding the laundry.

There is no ‘logical’ reason for my postponing work on this play. My mentor is (was) expecting it, I know what I have to update and, most weekends, I have time to devote to the project (as this article proves with its existence). So why no work? Am I paralyzed with the fear of the final product, dreading letting my play fend for itself in the world? I can’t imagine that to be so; I’ve worked on Seven Dragon longer than I’ve had my son. With my mentor’s help, I will seek a theatre company to workshop and produce it. I’ve long dreamt of seeing it play out on stage.

But that can’t happen until it’s ready. And it won’t be ready until I modify a scene and adjust the ending. So. Off I go, then. When I come back from the gym.

« Tu me prêtes tes ailes quand je veux m’exprimer »

Rapidement composé en honneur du 20e anniversaire de la Semaine nationale de la Francophonie, une ode à la langue française:

Le drapeau franco-ontarienLe drapeau franco-ontarien   © Marinade (Radio-Canada)

Toi qu’on dit romantique ou trop compliquée,

Tu me prêtes tes ailes quand je veux m’exprimer

Lorsqu’à temps je recouvre les mots qui s’ouvrent

À moi; en moi, je te sens danser, balancer.

On te chante et tu te fais troubadour

Tu enchantes et sers d’hymne à l’amour

Tu accentues les accents tus

Tu es belle, des inflexions aux calembours.

Ma bouche, ma langue, ton lit douillet

Comment expliquer tout ce que tu es

Lorsqu’à tant tu fais peur, je te tiens dans mon cœur :

Il y a des choses qui ne se disent qu’en français.

Excès poétique

Statue de bronze d'Al Purdy, Queen's Park
Statue de bronze d'Al Purdy, Queen's Park, Toronto, Ontario

 

Rédigé en un élan d’automne l’an dernier:

L’odeur croustillante des feuilles dorées, ambrées, qui virevoltent en un dernier cri de vie avant de sombrer dans l’amas où je plonge, emplit la fraîcheur qui dément la présence des sans-abris partis à l’aube. Un rayon se faufile entre les branches pour caresser la joue de bronze d’Al Purdy qui fixe son regard sans vue au delà de Queen’s Park.

Naps and Cuddles

Rohan et Arianne, par Catherine Bonenfant
Early morning love cuddles with my toddler today reminded me of the golden days of maternity leave, when baby and I would nap together. It may have been the hormonal haze, but I got the impression that Rohan slept better when next to me.
By the time he was four months old (and me being awaken nights became routine), Rohan took his afternoon naps alone – and I took time to write. Given that I returned to writing in earnest while pregnant and kept at it during mat leave and beyond, my son will be able to claim that he is directly responsible for the effervescence of my creative being. (Double meaning purposeful.)
These days, Rohan is doubly-times-triply more active than his newborn self and his naps are shorter. But his funny, clever, demanding little self still lets his Maman write from time to time – though now is not one of those times. He is slapping my knee to draw me away from the computer screen; he requires Cheerios.

Writing Challenge

Newest writing challenge: write a short piece of non-fiction, no more than 100 words, ensuring to name actual names. Here’s a result:

Modern Family

Rohan becomes an iPad expert as soon as we get one, familiarizing himself with the apps and identifying his favourites. While I struggle to find what I need on the apparatus, Rohan swishes through the screens, surfing YouTube with one finger. We quietly confer with our Apple devices side by side, too often for hours before we interact again. Despite his own easy grasp of technology, he won’t let me indulge: he shuts my laptop onto my fingers and grabs them in his, saying: “Maman, cow.” And my toddler and I play with his toy farm until dinner.

 

Défi d’écriture

Nouveau défi: rédiger un très court texte d’une histoire vraie, nommer – sans camoufler – les personnages et faire le tout en moins de 100 mots.

Voici ce que ça donne:

L’aveu

De cinq ans mon cadet, il était devenu mon meilleur ami et mon chauffeur d’occasion; il avait accès à la voiture de ses parents et un permis de conduire là où je n’en avais pas.

Interrompant notre périple vers le campus universitaire en stationnant dans un cul de sac résidentiel, il était agité et désireux de révéler ce que je redoutais être un aveu d’amour que je ne saurais réciproquer. Je fus donc non seulement soulagée mais ravie lorsque Guy dévoila plutôt son homosexualité.

« Eille, c’est super, ça! » dis-je bêtement.

Nous avons célébré son coming-out toute l’année.