A New Notebook

Three blank pages remain in my current notebook and I’m eagerly writing all I can in order to break out my already-selected, crisp, new notebook.

New notebook, with assorted pen attached

I love paper, and notebooks, and notepads. I have to exercise control in the vicinity of paper shops lest I forget myself in the presence of pretty letterhead and envelopes, sniffing and cajoling the cardboard- or plastic-bound notebooks (I can’t afford leather).

I have collected notebooks for years, lining them up on a bookshelf, the ink-filled ones on one side, the virgin ones on the other. They include notebooks gifted to me nearly twenty years back (I finally filled that one half a year ago – thanks, Maman!), notebooks bought at discount for other people that I then couldn’t give away, and notebooks given away as swag by various companies (thanks, Collège Boréal and Telus!). My current and next notebooks fall in the later category, and include matching pens. Score.

In my notebooks go story ideas, character sketches, name lists, notable quotes, memorable dreams and passages of my current works. Those eventually get transcribed into my computer. Other than that, I prefer handwritten notes, whether in ballpoint pen, pencil or gel pen; re-reading my notes, in hard copy, often inspires me to write more. A virtuous cycle.

What’s in your notebook?

Pièce de théâtre interactive: « Meurtre littéraire »

Intrépide détective élucide un mystère
Une intrépide détective, interprétée par Barbara-Audrey Bergeron, tentera d'élucider le meurtre mystérieux de la bibliothécaire.

Reprenant un succès de l’an dernier, la troupe de théâtre communautaire  Productions Nemesis vous invite à venir élucider le meurtre mystérieux de la bibliothécaire le samedi 29 septembre 2012 à 14 h 00 et à 14 h 45 à la bibliothèque centrale de North York (5120, rue Yonge, Toronto), dans le cadre de la Fête de la culture.

Afin de ne rien manquer et de déchiffrer tous les indices de ma pièce de théâtre interactive Meurtre littéraire, assurez-vous d’apporter vos gadgets dernier cri, surtout vos téléphones mobiles, qu’il ne faudra PAS éteindre lors de cette activité théâtrale interactive.

Celles et ceux qui le voudront pourront partager leur numéro de téléphone avec la troupe et courir la chance de jouer un rôle essentiel au déroulement de la pièce (script fourni, improvisation bienvenue!). Tel un dîner-théâtre, mais sans bouffe (on n’a pas la permission d’apporter de la nourriture dans une bibliothèque), les participant(e)s sont invités à suivre l’intrigue et à déterminer qui, dans l’audience, est le ou la coupable.

Productions Nemesis, troupe de théâtre communautaire bilingue, a monté des spectacles à Ottawa, à Hamilton, à Montréal et à Toronto et désire donner aux gens la chance d’écrire, de jouer, de diriger, et de réaliser pour la scène, dans les deux langues officielles.

En collaboration avec la Fête de la culture et le Neighbourhood Arts Network, la bibliothèque publique de Toronto accueille plus de 30 artistes et organismes artistiques de Toronto dans une série de ses succursales, aux quatre coins de la ville.

Meurtre littéraire – à bibliothèque centrale de North York, 5120, rue Yonge
Toronto, Ontario, le samedi 29 septembre, 2012, à 14 h 00 et à 14 h 45.

Au plaisir de vous voir parmi les suspects!

Countering Writer’s Block

Shi– I mean, writer’s block happens. Truth or myth, there will be times when writers struggle to fill the page. There are a few things I do in order to counter this imagination constipation and, no, I don’t mean doing the laundry.

I’ve been known to:

  • Search the internet for weird news items. There are crazy stories out there, just begging to inspire yours. My short story À l’air results from such searches.
  • Open a (yet-unread) book and copy out a sentence or passage. Then, keep writing. Another author’s writing can spur me back to my own project. If opening a book at random doesn’t do it for you, you can find an inspiration-spurring sentence on Twitter or FaceBook.
  • Eavesdrop on the conversations around me. On public transportation, in an elevator, in a restaurant or a café. I’m hard of hearing, so I don’t always catch everything, but that only helps; I can more easily let my imagination take over if I don’t catch the context. What situations do I impose on the words I hear? What characters introduce themselves? This technique can also work while you are part of the conversation, but your friends will have to be understanding if you suddenly dash off to write something down.
  • Keep a dream notebook on my night table. Imagination (and libibo, sure) runs rampant at night. Some plausible scenes and stories can come up in one’s unconscious. It’s worth writing down ASAP in the morning. (The worst thing is not to do so right away, and mourn what one has forgotten. True story.) A few words can suffice. Later, if writer’s block rears its unwelcome head, read your dream notebook to poke at slumbering inspiration. My short story Timothy’s Blanket was inspired by a dream.

These are but a few of my go-to ideas to counter writer’s block. What are yours? Whether they lead to your continuing your current writing or to something new, it doesn’t matter. What’s important is never not to write.

 

Astuces de déblocage

Il m’arrive – d’après moi, trop souvent – d’être victime d’angoisse de la page blanche. Pourtant, ce syndrome n’est qu’un mythe; il s’agit de ne pas se laisser prendre. Ainsi, lorsque l’angoisse, ou sa petite soeur la temporisation, se présente, j’ai quelques astuces pour continuer à écrire. Je ne me mets pas nécessairement au projet d’écriture du jour mais, à tout le moins, je me mets à l’écriture qui s’impose.

Voici quelques pistes que j’ai utilisées pour me remettre à la tâche:

– Faire une recherche Internet pour des nouvelles insolites. Ces histoires cocasses et invraisemblables peuvent en inspirer d’autres. Cette astuce a mené, entre autres, à ma nouvelle À l’air.

– Ouvrir un livre (que l’on n’a pas encore lu) et en copier une phrase. Écrire la suite. Quelques lignes peuvent suffire pour revenir à la page blanche qui angoissait l’instant précédent. On peut aussi copier une phrase d’un gazouillis (tweet) ou d’un article d’actualité.

– Prendre note des conversations autour de soi, dans le transport en commun, dans un ascenseur, dans un restaurant ou un café. Quelles questions surgissent? Quels personnages s’imposent? C’est plus simple de laisser aller son imagination si on ne fait pas partie de la conversation, mais sait-on jamais, peut-être que vos amies et amis n’auront pas objection à ce que vous quittiez subitement la salle pour aller écrire quelques bribes de texte.

– Entretenir un cahier de rêves. Il s’agit de garder, sur sa table de chevet, un calepin de notes dans lequel on transcrit ses aventures nocturnes. (Vraies ou rêvées, c’est selon.) L’imagination est sans limites lorsqu’on dort. Il faut en profiter. Il faut aussi noter dès que possible au réveil, sinon, on risque de perdre le souvenir d’un rêve marquant. Quelques mots peuvent suffire pour se remémorer des scènes. Plus tard, lorsque l’angoisse de la page blanche se manifeste, relire ses rêves pour éveiller l’inspiration. C’est un rêve qui a inspiré ma nouvelle Timothy’s Blanket.

D’autres astuces peuvent aider écrivains et écrivaines à se remettre à la tâche. Prendre une marche solitaire à l’extérieur, par exemple, ou changer d’environnement. Au fond, il s’agit de ne jamais ne pas écrire…

Vous avez d’autres astuces à suggérer? Donnez-m’en des nouvelles!

Backlink hunters 2

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Quand écrire

Une décennie trop tard, je me rends compte que j’avais bien du temps libre avant. Lors de ma vingtaine, j’aurais dû profiter de mon peu de responsabilités pour écrire, écrire, écrire. Mais quand on a tout notre temps, on en profite peu.

Comme on dit : Si tu veux faire accomplir quelque chose, donne-le à une personne occupée. J’ai toujours écrit, mais mon écriture s’est revigorée une fois que j’avais un emploi à temps plein et une hypothèque à payer; un mari et un bébé à aimer. En fait, c’est durant mon congé parental que je redoublais d’efforts pour me trouver des bribes de temps pour écrire; entre tétées, entre sorties aux centres de la petite enfance, entre dodos mérités.

Quand écrire?
Trouver le temps d'écrire peut être un défi

Ça demeure un défi de trouver le temps d’écrire, mais j’en ai toujours l’envie. L’astuce, c’est de résister l’appel du stylo lorsqu’au travail à temps plein ou lorsqu’avec ma famille, mais tout de même de prendre des notes pour ne pas perdre mes idées du moment lorsque viendra le temps de laisser couler l’encre. Quand j’aurai une minute.

L’arbre de la francophonie

Lorsqu’il fut question d’ajouter un mot à l’arbre de la francophonie du Consulat général de France à Québec, j’ai hésité. Il me fallait le mot parfait, original, obscur, intriguant, digne d’une auteur qui se respecte. J’y ai trop songé et j’ai presque abandonné rendre visite à l’arbre lors d’un court séjour à Québec.

L'arbre de la francophonie à Québec

Mais une fois à côté de l’arbre, j’ai décidé de ne plus m’inquiéter. Mon mot, peu importe lequel,  serait en bonne compagnie. Sur d’autres rubans flottaient « effervescent », « inconcevable », « curieux » et « bicyclette ». La francophonie qui flotte au vent, c’est excellent pour contrer la panne de l’écrivain. J’ai cessé de me casser la tête et d’y aller avec mon mot coup de coeur, qui a toujours été « imagination », pour souligner le leitmotiv de tout artiste.

Bilan final: nos mots pour l’arbre de la francophonie étaient « imagination », « crépuscule » (de ma mère), « mignonnes » (en honneur de mes nièces en devenir) et « autobus » (de mon fils). Et, bien que ce soit un commentaire général et générique, une attachée du Consulat nous a fait bien plaisir en affirmant « Que ces mots sont beaux ».

Autre image de l’arbre.

An Encounter That Changed My Life

Last year, I participated in a local writing contest, held by Good News Toronto, called the True Story Contest. The challenge was to write about An Encounter That Changed Your Life, in 450 words or less.

I wrote about my young friend Sierra, who, barely out of toddlerhood, taught me how to be a better person and inspired me to have a family. My piece won third place in the contest and was published online in December 2011.

Six months later, I happily learned that « Sierra », the prize-winning nonfiction piece, had been printed in the hard copy version of Good News Toronto. How thrilling; not only is there tangible, inked evidence of my story, it’s even illustrated by Toronto artist Rosie Pea.

The best consequence of seeing the story in print, though, is that I was able to share a few copies with Sierra herself, who read it for the first time last week. Her reaction? A pleased smile hidden by an admonishing: « But now everyone‘s going to know me! »

They would be lucky to.

The short nonfiction piece "Sierra" by A.M. Matte
To read "Sierra" online: http://www.goodnewstoronto.ca/2011/12/good-news-toronto-true-story-contest-3rd-place-winner/

L’image qui vaut 1 300 mots

Lorsque j’ai décidé de publier des versions électroniques de mes nouvelles À l’air et Sur le seuil (publiées d’abord dans la revue littéraire Virages), il me fallait les bonnes images pour leur servir de pages couverture.

Sur le seuil, texte d'A.M. Matte, photo de leilah vayid
Sur le seuil, photo de leilah vayid

Heureusement, je connais bien la photographe leilah vayid, qui est sautée sur le défi. Je lui ai demandé une photo d’une porte d’entrée intéressante (elle s’est promenée en ville et a pris plus de 50 photos avant de tomber sur celle que j’ai choisi) et, pour pousser les limites davantage, une photo d’un soutien-gorge contre un ciel ensoleillé. leilah a passé près de deux heures à photographier le soutien-gorge en question. L’image gagnante est celle qu’elle a prise en contre-plongée, couchée sur le sol, les cheveux dans les cailloux.

À l'air, texte d'A.M. Matte, photo de leilah vayid
À l'air, photo de leilah vayid

Mes nouvelles Sur le seuil et À l’air seront bientôt disponibles en ligne. Entretemps, vous pouvez lire ma nouvelle Secrets, disponible ici ou dans le numéro 54 de la revue Virages. L’image de la jeune femme en page couverture de Secrets est aussi une photo prise par leilah vayid.