Nouvelle nouvelle

J’ai été heureuse d’apprendre hier que ma nouvelle Nelles sera publiée dans le prochain numéro de la revue de création littéraire de langue française Virages en mars 2013, ayant pour thème: L’amour.com.

En voici un extrait:

C’était l’histoire des Kelly Hildebrandt qui avait penché la bascule vers une recherche de l’âme-sœur en ligne. Ce couple d’Américains partageant le même nom s’était rencontré sur Facebook, puis en personne, et s’était marié à peine huit mois plus tard. Elle avait effectué une recherche semblable, mais évidemment ce n’était pas avec le nom Nelles Viau qu’elle répéterait l’histoire des Hildebrandt.

Bien qu’elle ne voulait paraitre trop désespérée, Nelles se mit tout de même à remplir une panoplie de profils sur des sites de rencontre aussi variés les uns que les autres. Elle lança sa campagne en s’inscrivant à plusieurs sites et renoua avec Facebook. Elle se créa un profil doux et intime — photo d’elle avec son chat à l’appui, un profil sportif à peine exagéré, ainsi qu’un profil soulignant ses accomplissements professionnels, mais pas tous. Nelles craignait repousser des prétendants en paraissant trop compétente.

-— Un homme menacé par une femme de carrière n’est pas un homme comme il faut, remarqua son chat, Culbute.

— Voyons d’abord la récolte, se répondit-elle, ensuite on tranche.

Vous pourrez en lire davantage dans quelques mois!

Auteurs unis

Ce mois-ci, ayant rencontré de nouveaux collègues écrivains sur Twitter, j’ai répondu à un défi lancé aux écrivains de n’écrire que ce qu’on a VRAIMENT envie d’écrire. N’ayant pu choisir entre mes projets en français et mes projets en anglais, je n’ai terminé ni l’une ni l’autre de mes nouvelles… Cependant, l’exercice m’a bien plu et j’insère ici un court extrait de ma nouvelle en chantier Le scoop d’Élodim.

Elle anticipe le décompte – ce serait bientôt sa chance. Elle est nerveuse, mais confiante. Elle remercie à nouveau le ciel qui a fait en sorte que ses collègues soient tous affectés à la couverture de l’élection municipale, qui s’annonce serrée. Peu importe, par contre, puisque ce serait elle la prèmière à faire éclater le récit de la folle enfermée chez elle avec un bébé n’étant pas le sien.

Dans l’oreille, l’écouteur  la connectant à la station, devant elle, le trépied et la caméra-vidéo mobile, ajustés tant bien que mal à la position qu’elle juge idéale pour son reportage: la maison assiégée et les voitures de police directement derrière elle. Puis, la voix de sa collègue dans l’écouteur:

– Mais avant de nous rendre aux quartiers-généraux de cette candidate à la mairie, rejoignons notre reporter Élodim Gustave, qui est sur place, là où la police surveille le lieu d’un présumé enlèvement. Élodim, pouvez-vous nous parler de ce qui se passe là-bas?

Élodim hoche de la tête d’un air qu’elle espère sérieux et professionnel.

– Oui, Louise. Vers 16h cet après-midi, la police a reçu un appel annonçant qu’un enfant était enfermé à l’intérieur de cette maison derrière moi – un enfant enlevé, kidnappé. Le service policier a envoyé une auto patrouille et, une fois arrivée sur les lieux, l’équipe n’a pas eu de réponses à la porte sauf une personne qui s’est écriée – et je cite l’agent de police: « Y’a un fusil – attention au bébé! » Les agents ont appelé du renfort – que vous voyez derrière moi – et ont assiégé la maison.

Je me remets à l’écriture dès demain.

À la recherche de gazouillardages sur l’écriture

En œuvrant à la récriture d’une nouvelle pour un concours, j’ai fait appel à mon frère pour m’aider à resserrer la narration (et le nombre de mots). Suite à plusieurs communications interurbaines par téléphone et par courriel, je suis satisfaite du résultat et me prépare à expédier au concours avec une grosse semaine d’avance sur la date de tombée.

Le processus, cependant, a soulevé une question qui me tracasse. En me suggérant de réviser les temps de verbe de certains paragraphes, mon frère m’a demandé « N’as-tu pas de collègues écrivains avec qui tu pourrais travailler tes textes? » En fait, non, frérôt, c’est toi et ma belle-sœur, mon cercle d’écrivains. J’ai un Writers’ Group pour mon écriture en anglais, j’ai aussi un Cercle d’écrivains dramatiques/dramaturgique, mais pas de collègues avec qui discuter mes nouvelles ou mes extraits de roman.

Je n'attends que le signe # pour gazouillarder...

Je me suis donc mise à la recherche de collègues en ligne. Je gazouille sur Twitter et je suis/lis des blogues. Peut-être y a-t-il là des pistes pour me sortir de l’isolement d’écrivain?

J’y ai trouvé des ‘Tweet Chat’ tels que #writestuff et #emlyn(NovelPublicity) sur Twitter, mais je n’ai pas trouvé de gazouillardages pour écrivains francophones. Cela existe certainement, je ne les ai tout simplement pas encore dénichés. La quête continue.

J’ai posé la question aux organismes auxquels je suis abonnée sur Twitter et j’attends leurs réponses. Entretemps, c’est ma famille à qui reviendra l’honneur de me relire et de me donner coup de main et critiques afin de peaufiner mes textes. Et je l’en remercie énormément.

L’image qui vaut 1 300 mots

Lorsque j’ai décidé de publier des versions électroniques de mes nouvelles À l’air et Sur le seuil (publiées d’abord dans la revue littéraire Virages), il me fallait les bonnes images pour leur servir de pages couverture.

Sur le seuil, texte d'A.M. Matte, photo de leilah vayid
Sur le seuil, photo de leilah vayid

Heureusement, je connais bien la photographe leilah vayid, qui est sautée sur le défi. Je lui ai demandé une photo d’une porte d’entrée intéressante (elle s’est promenée en ville et a pris plus de 50 photos avant de tomber sur celle que j’ai choisi) et, pour pousser les limites davantage, une photo d’un soutien-gorge contre un ciel ensoleillé. leilah a passé près de deux heures à photographier le soutien-gorge en question. L’image gagnante est celle qu’elle a prise en contre-plongée, couchée sur le sol, les cheveux dans les cailloux.

À l'air, texte d'A.M. Matte, photo de leilah vayid
À l'air, photo de leilah vayid

Mes nouvelles Sur le seuil et À l’air seront bientôt disponibles en ligne. Entretemps, vous pouvez lire ma nouvelle Secrets, disponible ici ou dans le numéro 54 de la revue Virages. L’image de la jeune femme en page couverture de Secrets est aussi une photo prise par leilah vayid.

Hors d’oeuvre de choix

Un courriel plaisant à recevoir:

Bonjour et félicitations !
Vous êtes notre choix du jour : http://zonedecriture.radio-canada.ca/2012/01/gateau-pas-cuit.html
N’hésitez pas à partager la nouvelle avec vos contacts.
Merci d’avoir participé au défi d’écriture Hors d’oeuvres !
– Zone d’écriture de Radio-Canada

 

Hâte de savoir ce que ma Grand-Maman en pense…