Remerciements au Conseil des arts du Canada

C’est avec grand plaisir que je colle le message suivant à cet article:

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Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien. L’an dernier, le Conseil a investi 153 millions de dollars pour mettre de l’art dans la vie des Canadiennes et des Canadiens de tout le pays.

We acknowledge the support of the Canada Council for the Arts, which last year invested $153 million to bring the arts to Canadians throughout the country.

En effet, le Conseil des arts du Canada m’accorde une subvention pour le travail de développement d’une comédie musicale pour enfants, mettant en vedette un personnage vivant avec un handicap. C’est dans le cadre du programme Cultiver: appui aux artistes Sourds et handicapés que je reçois cette subvention, en tant qu’artiste malentendante.

Au cours de l’année 2016, je travaillerai avec une mentor afin d’accomplir ce travail. Hâte de m’y mettre!

 

Mon premier « Ancrages »

Une de mes toutes récentes nouvelles a été retenue pour une publication en ligne par la revue acadienne de création littéraire Ancrages.

La dernière île conte l’histoire d’un couple en voyage; une de leurs escales est à St-Thomas, où est établie cette magnifique synagogue au sol fait de sable:

(Image prise de www.synagogues360.org/pics/united_states_017/addimages/united_states_017_02.jpg)

Le numéro d’hiver d’Ancrages propose aux lecteurs de découvrir une œuvre littéraire par semaine pour les douze prochaines semaines. Si mes calculs sont bons, mon texte sera le troisième mis en ligne et vous pourrez le lire dès le 26 janvier 2015 en vous rendant au site d’Ancrages.

Le projet en quelques mots, via l’Acadie nouvelle:

Ancrages propose 12 textes de 12 auteurs sur le web

Un nouveau numéro de la revue de création littéraire, Ancrages, est lancé. Un premier texte, Le 1750 de Brigitte Lavallée; un récit poétique autour de La Tracadie, est maintenant en ligne sur le site Ancrages.ca.

Le comité responsable de ce numéro d’hiver propose aux lecteurs de découvrir une œuvre littéraire par semaine pour les 12 prochaines semaines. Des textes de 12 auteurs ont été retenus par le comité de sélection pour ce 9e numéro de la revue acadienne qui se veut complètement libre. Aucun thème n’oriente la publication, donnant plutôt carte blanche aux créateurs. Selon le président du comité, David Décarie, la réponse des écrivains a été très bonne. Après avoir lancé un appel à tous en décembre, ils ont reçu 25 textes. À peu près tous les genres littéraires sont représentés allant de la nouvelle, au récit en passant par la poésie.
«Nous avons choisi 12 textes, mais ça ne veut pas dire que tous les autres textes ne seront pas publiés dans un numéro futur», a indiqué M. Décarie.
La sélection a été effectuée par un comité formé de Marie-Ève Landry, Marilou Potvin-Lajoie et Herménégilde Chiasson. Des auteurs de l’Atlantique et d’ailleurs sont réunis dans ce numéro, certains étant bien établis, tandis que d’autres sont à l’aube de leur carrière.
«Il y a des nouveaux et des noms plus connus. On essaie de publier des auteurs de tous les horizons», a-t-il poursuivi.
Les noms des auteurs seront dévoilés au rythme de la parution des textes en ligne. La semaine prochaine, le comité publiera un texte d’un vétéran de la poésie acadienne, Raymond Guy LeBlanc qui s’intitule Le cœur indigène. Au bout de 12 semaines, le numéro complet sera disponible en format PDF afin que les lecteurs puissent le télécharger.
«Nous voulons de plus en plus tabler sur le fait que c’est une revue en ligne afin de profiter de toutes les possibilités de la revue web. En publiant un texte par semaine, ça permet de garder l’intérêt pour la revue et qu’il y ait toujours quelque chose qui se passe sur le site de la revue», a-t-il expliqué.
Le comité de rédaction de la seule revue de création littéraire en Acadie a plusieurs projets pour l’année 2016, dont la tenue de deux événements littéraires thématiques. Le marathon littéraire qui a été organisé en décembre dernier s’est avéré un succès, a fait savoir le président. Les vidéos des performances seront mises en ligne cet hiver à la suite de la publication de tous les textes du 9e numéro.

Animation d’un lancement de livre

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J’ai enfin eu la chance de relancer la balle à un collègue écrivain il y a quelques semaines, lorsque l’auteur Gabriel Osson m’a demandé d’animer le lancement de son tout récent récit J’ai marché sur les étoiles. Gabriel m’avait rendu le même service lors du lancement de mon recueil de nouvelles Ce que l’on divulgue au Salon du livre de Toronto de 2013.

Ainsi, Gabriel et moi avons discuté et lu des extraits de son livre, qui raconte son trajet de Compostelle, lors du lancement. Le public a également eu la chance de poser des questions et d’acheter des exemplaires dédicacés de l’ouvrage. Un bel événement dans lequel je suis heureuse d’avoir pris part. Félicitations, Gabriel!

 

Zut, je ne suis toujours pas millionnaire

Lors de la table-ronde / du panel sur l’auto-publication dans le cadre du Salon du livre de Toronto 2015, j’ai eu la chance de discuter avec Julia Nethersole, de Kobo Writing Life, et avec Stéphane Cormier, des Éditions Prise de parole, des différentes façons de publier son livre de nos jours. Plutôt qu’un débat sur la publication traditionnelle versus l’auto-publication, le panel se voulait une conversation présentant les méthodes disponibles aux auteurs et les pratiques exemplaires pour arriver à la publication et la distribution au public.

Peu importe la voie choisie, il nous a fallu souligner que l’écriture comme métier mène rarement aux gros cachets à six zéros ou plus, comme le précise cet article de l’Express de Toronto:

AUTO-PUBLICATION: PAS ENCORE DE MILLIONNAIRES EN ONTARIO FRANÇAIS

Salon du livre de Toronto 2015

LIVRES

Par François Bergeron – Semaine du 8 décembre au 14 décembre 2015

Auto-publication: pas encore de millionnaires en Ontario français

Paul Savoie, Arianne Matte [A.M. Matte], Julia Nethersole, Stéphane Cormier.

Je confirme que je ne me suis pas lancée dans l’écriture pour l’argent. (Cela dit, l’art rémunéré ne fait pas de tort non plus.)

Lisez l’article complet ici.

Salon du livre de Toronto 2015

C’est avec grand plaisir que je serai sur place pour des sessions de dédicaces et pour égayer la programmation du Salon du livre de Toronto cette fin de semaine :
 
Panel sur le roman à l’ère numérique, le samedi 5 décembre, de 11h30 à 12h15, au Café des littéraires.
 
Sessions de dédicaces, au stand de l’AAOF
 
Vendredi 4 décembre
19 h – 20 h: A.M. Matte
Samedi 5 décembre
10 h – 11 h: A.M. Matte
 
Salon du livre de Toronto
Le Salon du livre de Toronto,
aura lieu du 2 au 5 décembre
à la Bibliothèque de référence,
789, rue Yonge
Salon Bram & Bluma Appel, 2e étage
 
Le temps des Fêtes approche à grands pas et vous cherchez encore des idées de cadeau? Visitez le Salon du livre de Toronto! Vous y trouverez le cadeau parfait parmi des milliers de livres merveilleux : livres jeunesse, bandes dessinées, romans historiques, polars, guides pratiques, romans, nouvelles…
 
Situé en plein centre de Toronto, dans la Bibliothèque de référence, au 789, rue Yonge, le Salon du livre promet, du 2 au 5 décembre, des rencontres avec des dizaines d’auteurs, des tables rondes, des conférences, des animations, des ateliers et, en première, un stand numérique.
www.salondulivredetoronto.ca/

Remerciements au Toronto Arts Council

Un énorme merci au conseil des arts de la ville de Toronto, le Toronto Arts Council, de l’appui qu’il vient d’accorder à mon écriture.

Grâce à une généreuse subvention, je pourrai consacrer du temps, l’été prochain, à l’écriture de la deuxième partie de mon roman La face cachée du bonheur.

Une mention de l’obtention de la subvention dans l’Express de Toronto:

LE TORONTO ARTS COUNCIL APPUIE DEUX AUTEURS FRANCOPHONES

LIVRES

Semaine du 29 septembre au 5 octobre 2015

Chaque année, le Toronto Arts Council reçoit des centaines de demandes pour des bourses d’écriture, tant d’auteurs émergents que d’auteurs établis. Pour le concours de 2015, le Conseil a reçu 342 demandes et octroyé 70 bourses pour un total de 498 000 $. Ariane Matte et Paul-François Sylvestre figurent parmi les heureux élus.

Pour ces bourses d’écriture, une catégorie générale regroupe les romanciers, nouvellistes, poètes, conteurs et essayistes; une autre catégorie réunit les dramaturges. Un premier niveau s’adresse aux auteurs en début de carrière (2000 $) et un second est ouvert aux auteurs établis (8 000 $).

Il y a eu 68 demandes, dont 14 ont été approuvées au niveau 1 et 9 au niveau 2. Aucun récipiendaire ici n’est de langue française.

Dans la catégorie générale des auteurs, il y a eu 274 demandes, dont 17 ont été approuvées au niveau 1 (4 000 $) et 33 au niveau 2 (10 000 $). Ariane Matte a obtenu une bourse de niveau 1 pour l’écriture d’un roman mettant en parallèle la vie de deux amies, une mère monoparentale et une chasseuse de pantalon. Paul-François Sylvestre a reçu une bourse de niveau 2 pour raconter l’histoire du Théâtre français de Toronto qui aura 50 ans en 2017.

http://www.lexpress.to/archives/15932/

 

Un nom qui en dit long – 2

Suis-je la seule qui nomme encore ses pommes selon la lettre d’alphabet à laquelle la tige a tombé?

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Depuis mon enfance, j’aime nommer les choses. Mes peluches, mes poupées, même mes pommes, avant de les croquer (les pommes, pas les poupées).

Maintenant, ce sont mes personnages que je nomme – mis à part mon fils, que j’ai aussi eu plaisir à nommer – tentant de ne pas utiliser le même nom deux fois (j’ai, une fois, nommé un personnage d’une de mes pièces « Sandrine », ayant oublié que je l’avais déjà fait quelques années auparavant. La deuxième Sandrine est devenue Cassandra).

Récemment, j’ai débuté une nouvelle nouvelle sans avoir nommé mon personnage principal de prime abord. Il est rare que je n’aie pas déjà donné de nom à qui que ce soit avant d’écrire – à l’habitude, c’est la première chose que je fais: je nomme. Il m’arrive même, comme dans le cas de Secrets ou A Treat, de n’écrire la nouvelle que parce que j’ai été inspirée par un nom. 

Mais pour cette nouvelle, « elle » n’a pas eu de nom pour plusieurs paragraphes et plusieurs mois. Il m’a fallu consulter ma liste de noms à utiliser à de maintes reprises avant de choisir de nommer ce personnage principal Ya’el.

J’aime en particulier les noms moins utilisés, dont on se souvient. À tel point que lorsque j’ai nommé un personnage Jean, c’était pour qu’un autre personnage se moque de l’ordinaire de son nom (avec mes excuses aux « Jean » qui me liraient…). Ce qui explique les Naïa, Loewen, Capucine, Reine, Idris, Nelles, Dafenid, qu’on retrouve entre mes pages et sur mes scènes. Cela fait en sorte que mes personnages aux noms plus standards, les Viviane, Michel, Esther, James, sont rendus, par défaut, plutôt uniques dans mes écrits.

On me demande, à l’occasion, d’où je pige ces noms. Pour ne nommer que quelques exemples: je prends note des noms aux sonorités intéressantes que je vois dans des génériques de films, dans des anciens bottins téléphoniques, dans  mon entourage, et je les ajoute à une liste que je consulte lorsque j’ai besoin de nommer quelqu’un. Et parfois, même, que je consulte pour inspirer une nouvelle histoire.

Vous, comment vous prenez-vous pour nommer des personnages? Y a-t-il des noms que vous considérez particulièrement évocateurs? Faites m’en part dans les commentaires.

Un nom qui en dit long – 1

Voilà un an que je me promets d’écrire cet article, puisque les noms de personnages m’importent beaucoup. Mais plutôt que de m’élancer là-dedans ici, je me permets de discuter d’un nom qui m’est encore plus cher, celui de mon fils.

Lorsqu’est venu le temps de nommer l’enfant en devenir que je portais, c’était comme nommer tous mes personnages d’un trait, avant même de concevoir leurs histoires. Nommer un personnage est un tâche énorme. Nommer son enfant est une tâche gigantesque, faramineuse.

Ainsi, pour nommer mon fils, il fallait d’abord respecter la tradition juive d’honorer les noms de nos ancêtres. Entre moi et mon conjoint, nous avons sept grands-pères, et il fallait tous les inclure. En plus, les décès plus récents de ma belle-mère et de la marraine de mon conjoint ont fait que nous voulions honorer ces femmes également. Enfin, je ne voulais pas, non plus, manquer d’honorer ma grand-mère en lui attribuant une parcelle du nom de mon fils.

Ensuite, je voulais m’assurer de ne pas faire trop ordinaire en nommant mon enfant. Je prend grand peine à nommer mes personnages, les voulant uniques – pareil pour mon fils.

Résultat: Rohan Uriel Sha’ul – prénoms bien songés pour mon bébé, comme le confirme cet article du Toronto Star.

Et ce n’est qu’après l’avoir nommé, ce bébé, qu’on m’a fait savoir que Rohan est aussi le nom d’une contrée dans Le seigneur des anneaux – coincidence littéraire amusante (ça m’aura appris à ne pas avoir terminé la lecture de cette trilogie…)!

Un article de journal fait l'erreur de nommer mon fils Nicolas plutôt que Rohan.
Parfois, malgré tout le travail qu’on met à nommer, des erreurs se glissent… Ici, on renomme Rohan en Nicolas – comme son ancêtre, justement…!

Reprise de Conte-moi ça

Productions Nemesis présente  Conte-moi ça – théâtre interactif pour enfants à la bibliothèque de Toronto

Improv actor C. Berthiaume in wolf hat and white, clawed gloves plays a wolf in Conte-moi ça interactive theatre for kids.
Le loup songe à croquer Hansel et Gretel lors d’une représentation de Conte-moi ça à la succursale Richview de la bibliothèque publique de Toronto en mars dernier.

Que se passe-t-il lorsqu’on prend un livre de contes de fées et qu’on le brasse un peu?

Dans un spectacle interactif, interprété par des comédiens improvisateurs chevronnées mais mené par l’imaginaire des enfants, des contes bien connus sont réinventés. Une occasion pour les petits de remanier les histoires et en faire leurs histoires.

Joignez-vous à nous pendant nos représentations du mois de juillet :

le mardi 7 juillet de 14h-15h à la bibliothèque Maria A. Shchuka (1745 Eglinton Avenue West)

le mercredi 8 juillet de 14h-15h à la bibliothèque Woodside Square (Woodside Square Mall, 1571 Sandhurst Circle)

Participation et imagination requises!

 

présenté par Productions Nemesis

J’ai perdu ma bosse

Au secondaire, mon amie Hélène m’a fait remarquer qu’elle avait une bosse d’écrivain particulièrement protubérante. Elle en était fière. C’était la preuve qu’elle travaillait fort, beaucoup, longtemps. De mon côté, je me prenais déjà pour un écrivain, et j’étais désemparée de ne voir à mon majeur droit qu’une toute petite bosse là où je serrais mon crayon lorsque venait le temps de faire mes devoirs, d’écrire dans mon journal, de composer une histoire. Je me suis dit que mon travail, mon métier valait plus que ça. Alors je me suis mise à… qu’en pensez-vous?

1) Écrire de plus belle? ou

2) Frotter mes crayons et mes stylos rigoureusement contre ma peau pour en ressortir une bosse plus glorieuse?

3) Ces deux réponses?

Oui, c’est bien le #3, mais dans l’ordre inverse. Je frottais le bout de bois aiguisé contre ma bosse pour la faire grandir et j’appuyais plus fort lorsque venait le temps d’écrire.

Ma bosse n’en est pas devenue plus dodue pour autant.

Vingt ans plus tard, j’ai perdu ma bosse. Oh, il en reste un résidu, mais elle n’a même plus l’ampleur que je déplorais comme étant trop minime au secondaire. C’est l’air du temps. Bien que je préfère écrire au stylo d’abord, reste que la majorité de de mon travail se fait au clavier d’ordinateurs et de téléphones mobiles. Et, non, la bosse ne s’est pas miraculeusement transférée au bout des mes doigts qui tapent…

Plus jeune, je déplorais le fait que je n’avais pas, comme Hélène, une preuve tangible de mon statut d’écrivain. Aujourd’hui, je me rends compte que ce statut me vient de l’intérieur.

Mais ma bosse me manque toujours.