An intimate reading

Fallis-class reading

A.M. Matte reading "A Treat"

I’ve heard it asked before: What if you plan a reading and no one shows up?

The answer: It’s not the quantity of people who attend, it’s the quality.

I had the opportunity to read my short story « A Treat », about a young girl who desperately wants her older sister’s approval and is willing to do anything – even buy her an ice cream treat – to get it, in Terry Fallis’ Building An Audience For Your Writing class at U of T this week.

There were only three other people in the room, but they gave me their rapt attention and insightful feedback on my writing and my performance. They asked probing questions about my characters’ motivation and gave me tips on how I can make reading excerpts of the written word more compelling.

The best thing about a small yet captivated audience?  You can read more material. Case in point: we had such a great time at our reading that we’re doing it again next week.

 

Prix de reconnaissance communautaire

A.M. Matte et statuette (Pascal Demonsand) de Théâtre Action

A.M. Matte et le Prix de reconnaissance communautaire

En juin 2011, j’ai eu l’honneur de participer à la soirée gala de remise des Prix de reconnaissance de Théâtre Action. J’y étais en tant que membre du collectif d’auteurs de la pièce Communicata 2010, qui se voulait un regard humoristique sur la question des registres et des accents du français.

Jouée à guichets fermés par les Indisciplinés de Toronto, Communicata 2010 était la culmination de plusieurs mois de travail intense par une cinquantaine de personnes. C’est pourquoi l’effort collectif de ces «indisciplinés» a été reconnu par Théâtre Action, «pour l’originalité de leur démarche artistique, leur audace, le caractère rassembleur, l’impact sur leur communauté et surtout pour la qualité de leur travail.»

Nous étions quatre à représenter le collectif lors du gala, mais avons fêté comme si nous étions cinquante. C’étaient nos Oscars (c) à nous.

Blank pages

6:27 a.m. Sunday morning.

For the first time in my life, I didn’t need to skip the first page of my notebook before beginning to write. Usually, I feel intense pressure – self-imposed, of course – to write perfection as soon as the new notebook is opened. The blank page before me becons the perfect expression, the well-worded sentence, the cleverest wordplay. Years ago, I decided that the best way for me to avoid writer’s block in front of the first page of a notebook (especially given that I’m the only one who reads its content) was simply to skip it and move on to the next. This way, if ever I do fall upon the perfect sentence, I have a choice spot for it.

But this morning, awakened with a smile at 5:15 a.m., I got up to write about the character I played  in my dream. I filled many pages of my notebook until I had none left. I had to choose a new notebook, which I opened to the first page to continue writing, without hesitation.

 

Page vierge

6 h 27. Dimanche matin.

Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas eu l’impression d’avoir à sauter la première page de mon nouveau calepin de notes avant d’écrire. D’habitude, je ressens une pression immense – auto-imposée, bien sûr – d’écrire la perfection dès le nouveau calepin ouvert. La page blanche (ou lignée) implore le mot parfait, la phrase bien exprimée, le calembour bien songé. Il y a des années, j’ai décidé que la meilleure façon pour moi d’éviter de figer devant la première page d’un nouveau calepin (surtout que je suis bien la seule à en lire le contenu) était, tout simplement, de la laisser vierge et de passer à la prochaine. Ainsi, si jamais je tombe sur la phrase parfaite, j’aurai un endroit de choix pour elle.

Mais ce matin, éveillée avec le sourire vers 5 h 15, bouleversée par un rêve tout simple, je me suis levée pour écrire le personnage que j’avais incarné pendant la nuit. J’en ai rempli plusieurs pages de mon calepin, au point où il ne m’en restait plus et j’ai dû choisir un nouveau calepin. Que j’ai ouvert à la première page, sans hésiter, pour continuer mon histoire.

Remerciements à l’AAOF

Des remerciements tardifs, mais sincères, pour le programme de compagnonnage littéraire de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français:

En 2010-11, j’ai eu la chance d’être chapeautée par Monsieur Paul Savoie, auteur reconnu habitant Toronto, pour travailler mon roman: La face cachée du bonheur.

Nous avons entamé le processus de révision du roman par voie électronique, Paul me guidant dans la réécriture du roman, un chapitre à la fois. Ses commentaires principaux étaient de ralentir l’action, de donner un rythme plus lent au roman et de porter plus d’attention aux détails. Paul m’a poussée à décrire plus longuement les moments clés de l’intrigue et de réfléchir aux thématiques que j’insérais dans le roman.

Paul me l’a souvent répété lors du processus de réécriture : « l’essentiel, c’est de prendre son temps. » Sur les huit mois de travail, son encouragement constant et ses conseils ont fait de La face cachée du bonheur un document plus complet, plus lisible et plus solide.

Je ne peux assez remercier l’AAOF de cet apprentissage. Ce que j’ai appris et retenu lors de ce travail me servira encore longtemps lors de mes prochains projets d’écriture. Le programme de compagnonnage littéraire de l’AAOF est non seulement un atout à l’auteur en devenir, mais aussi, je l’espère, pour l’auteur qui accompagne. Je souhaite longue vie à ce programme !