Belles rencontres au Salon du livre de Toronto

Quel privilège et quelle joie d’avoir été un auteur invité au Salon du livre de Toronto 2012. J’y ai rencontré des auteurs que j’admire – Marguerite Andersen, Lawrence Hill, Michèle Vinet – et y ai fait de belles découvertes – Sonia Lamontagne, Daniel Groleau Landry, Éric Charlebois.

A.M. Matte et Lawrence Hill, au Salon du livre de Toronto 2012

En tant que lectrice, c’était ravissant de pouvoir discuter des oeuvres appréciées avec leurs créateurs. En tant qu’auteur, mon expérience au Salon du livre n’a que ragaillardi mon envie d’écrire. J’ai bien des projets en perspective pour 2013!

A.M. Matte et Marguerite Andersen, au Salon du livre de Toronto 2012

 

Auteurs unis

Ce mois-ci, ayant rencontré de nouveaux collègues écrivains sur Twitter, j’ai répondu à un défi lancé aux écrivains de n’écrire que ce qu’on a VRAIMENT envie d’écrire. N’ayant pu choisir entre mes projets en français et mes projets en anglais, je n’ai terminé ni l’une ni l’autre de mes nouvelles… Cependant, l’exercice m’a bien plu et j’insère ici un court extrait de ma nouvelle en chantier Le scoop d’Élodim.

Elle anticipe le décompte – ce serait bientôt sa chance. Elle est nerveuse, mais confiante. Elle remercie à nouveau le ciel qui a fait en sorte que ses collègues soient tous affectés à la couverture de l’élection municipale, qui s’annonce serrée. Peu importe, par contre, puisque ce serait elle la prèmière à faire éclater le récit de la folle enfermée chez elle avec un bébé n’étant pas le sien.

Dans l’oreille, l’écouteur  la connectant à la station, devant elle, le trépied et la caméra-vidéo mobile, ajustés tant bien que mal à la position qu’elle juge idéale pour son reportage: la maison assiégée et les voitures de police directement derrière elle. Puis, la voix de sa collègue dans l’écouteur:

– Mais avant de nous rendre aux quartiers-généraux de cette candidate à la mairie, rejoignons notre reporter Élodim Gustave, qui est sur place, là où la police surveille le lieu d’un présumé enlèvement. Élodim, pouvez-vous nous parler de ce qui se passe là-bas?

Élodim hoche de la tête d’un air qu’elle espère sérieux et professionnel.

– Oui, Louise. Vers 16h cet après-midi, la police a reçu un appel annonçant qu’un enfant était enfermé à l’intérieur de cette maison derrière moi – un enfant enlevé, kidnappé. Le service policier a envoyé une auto patrouille et, une fois arrivée sur les lieux, l’équipe n’a pas eu de réponses à la porte sauf une personne qui s’est écriée – et je cite l’agent de police: « Y’a un fusil – attention au bébé! » Les agents ont appelé du renfort – que vous voyez derrière moi – et ont assiégé la maison.

Je me remets à l’écriture dès demain.

Writers Unite

Having met new fellow authors on Twitter this month, I was inspired by the UnknownJim Writers Unite challenge to « write what you REALLY want to write about. »

This month, while I couldn’t choose between concentrating on my English writing or on my French writing, I’ve not quite finished either piece, but I can still share an excerpt. Here is the opening of my short story Ms. Perceval’s Lover:

 

Ms. Perceval had long considered Owain Montblanc her type, but accepting the position of vice-principal last year impeded matters slightly. Now his superior, she could no longer express interest – not that she ever would have, anyway – lest it be misconstrued as sexual harassment by an authority figure. Hardly the way to begin her management career.

So, when Owain collapsed while teaching history class, Ms. Perceval at first hesitated to give him mouth to mouth resuscitation. She could hear the students’ nervous whispers behind her as she kneeled next to her prone colleague with another second’s hesitation. Then, she went to work. Ms. Perceval thought she heard a shocked, stifled giggle and considered withdrawing, but the prospect of Owain expiring on her watch was more than she could bear. She took a breath and bent down, pressing her lips against his, in their first, unlikely kiss.

She had imagined this moment – well, not this moment, the moment when she’d kiss Owain – many times before. She made up romantic, clichéd scenarios: a beach at sunset, the Eiffel Tower under a light rainfall, by Victoria Falls… She didn’t waste time figuring out how she and Owain would end up in these places – she simply inserted herself there, and in her lover’s arms.

Ms. Perceval blushed. She felt the students’ intent gazes pierce the nape of her neck. Could they guess what she had in mind?

While I won’t be participating in NaNoWriMo this year, it will be to concentrate on my short stories, so I hope to be further along with this and other stories by the end of the year.

Writers Unite!