A bit of « A Treat » for the International Day of the Girl

Today, we celebrate girls and young women everywhere; their resilience, their determination, and the hope they represent.

Therefore, I post here an excerpt of my short story « A Treat », starring 7-year-old Naya:

… A passer-by got too close to Naya and shoved her onto her hands and knees, the purse she had omitted to secure shut spilling its contents onto the well-traveled pavement. Tears sprang into Naya’s eyes, less for the pain of the tiny stones that lodged themselves into her right knee than for the lost money she desperately tried to gather up between people’s feet.

“Oh, you’re such a klutz,” Naya heard from up behind her, both relieved and terribly disappointed to hear her sister’s voice.

She picked up the last stray dime she spotted and began counting her coins again.

“Tie your shoe,” Midge commanded.

Used to obeying her big sister, Naya tossed her money back into her purse, made sure it was fastened, and bent over to knot the shoelace that never managed to stay tied. She then wiped her hands on her shorts and stood up, ready to surprise Midge with her offer of ice cream.

“Ok, let’s go,” snapped Midge, indelicately grabbing Naya by the arm.

“But…” spluttered Naya. “Ice cream…”

“Forget it. I’m not standing in a stupid line to get you ice cream. I don’t care what dad said. The deal was, if I take you to the aquarium, I can go to Colin’s cottage with his family next weekend.”

Naya’s shoulders sank. She hadn’t heard of any “deal”. She suspected her father hadn’t meant her to find out, either.

“I wanted to buy you ice cream…” she replied, barely audibly over the swarm of happy families around them.

“You want to buy me ice cream? Yeah, right,” Midge laughed, readily dismissing her sister’s generosity before reconsidering. “Do you have enough money?”

“I have four dollars and forty-two cents. I lost one of my pennies.”

“Great. I’ll have a butterscotch sundae.”

Naya grinned, pleased her big sister was allowing her to treat her. They headed for the ice cream stand, Midge as usual bulldozing her way there, leaving Naya to scamper after her. As they stood in line, Naya clutched her purse in anticipation at being the one to hand the clerk the payment. …

« A Treat » is part of a short story collection on which I am currently working.

To read a short story about another powerful girl, click to read Son of Sun.

Meurtre littéraire – un succès

Dans le cadre de la Fête de la culture, en partenariat avec la bibliothèque publique de Toronto, Productions Nemesis a monté ma pièce interactive Meurtre littéraire. Interprétée avec brio par Sonia D’Amico et Barbara-Audrey Bergeron, la pièce a suscité de nombreux commentaires:

« C’était vraiment amusant. » – Céline Marcoux-Hamade, bibliothécaire et participante

« Le rire est de la partie du début à la fin. » – Christiane Beaupré, journaliste et participante

« Juste un petit mot pour vous remercier d’avoir organisé l’activité d’hier après-midi. C’était tellement le fun! » – Michele Villegas-Kerlinger, participante

« Ce fut un grand plaisir pour nous de participer à votre activité Meurtre littérarie. L’activité a capté l’esprit et les objectifs de la Fête de la culture : le contact avec des artistes, interactions, la participation dans une processus créatif, et en plus, dans une espace culturelle vibrante comme la bibliothèque qui souligne la démocracie culturelle pour tous les citoyens – BRAVO ! » – David Moss, directeur de la Fête de la culture et participant

Pour voir des extraits de la pièce, cliquez ici.

Pour lire l’article de Christiane Beaupré du Métropolitain, cliquez ici.

A New Notebook

Three blank pages remain in my current notebook and I’m eagerly writing all I can in order to break out my already-selected, crisp, new notebook.

New notebook, with assorted pen attached

I love paper, and notebooks, and notepads. I have to exercise control in the vicinity of paper shops lest I forget myself in the presence of pretty letterhead and envelopes, sniffing and cajoling the cardboard- or plastic-bound notebooks (I can’t afford leather).

I have collected notebooks for years, lining them up on a bookshelf, the ink-filled ones on one side, the virgin ones on the other. They include notebooks gifted to me nearly twenty years back (I finally filled that one half a year ago – thanks, Maman!), notebooks bought at discount for other people that I then couldn’t give away, and notebooks given away as swag by various companies (thanks, Collège Boréal and Telus!). My current and next notebooks fall in the later category, and include matching pens. Score.

In my notebooks go story ideas, character sketches, name lists, notable quotes, memorable dreams and passages of my current works. Those eventually get transcribed into my computer. Other than that, I prefer handwritten notes, whether in ballpoint pen, pencil or gel pen; re-reading my notes, in hard copy, often inspires me to write more. A virtuous cycle.

What’s in your notebook?

Pièce de théâtre interactive: « Meurtre littéraire »

Intrépide détective élucide un mystère

Une intrépide détective, interprétée par Barbara-Audrey Bergeron, tentera d'élucider le meurtre mystérieux de la bibliothécaire.

Reprenant un succès de l’an dernier, la troupe de théâtre communautaire  Productions Nemesis vous invite à venir élucider le meurtre mystérieux de la bibliothécaire le samedi 29 septembre 2012 à 14 h 00 et à 14 h 45 à la bibliothèque centrale de North York (5120, rue Yonge, Toronto), dans le cadre de la Fête de la culture.

Afin de ne rien manquer et de déchiffrer tous les indices de ma pièce de théâtre interactive Meurtre littéraire, assurez-vous d’apporter vos gadgets dernier cri, surtout vos téléphones mobiles, qu’il ne faudra PAS éteindre lors de cette activité théâtrale interactive.

Celles et ceux qui le voudront pourront partager leur numéro de téléphone avec la troupe et courir la chance de jouer un rôle essentiel au déroulement de la pièce (script fourni, improvisation bienvenue!). Tel un dîner-théâtre, mais sans bouffe (on n’a pas la permission d’apporter de la nourriture dans une bibliothèque), les participant(e)s sont invités à suivre l’intrigue et à déterminer qui, dans l’audience, est le ou la coupable.

Productions Nemesis, troupe de théâtre communautaire bilingue, a monté des spectacles à Ottawa, à Hamilton, à Montréal et à Toronto et désire donner aux gens la chance d’écrire, de jouer, de diriger, et de réaliser pour la scène, dans les deux langues officielles.

En collaboration avec la Fête de la culture et le Neighbourhood Arts Network, la bibliothèque publique de Toronto accueille plus de 30 artistes et organismes artistiques de Toronto dans une série de ses succursales, aux quatre coins de la ville.

Meurtre littéraire – à bibliothèque centrale de North York, 5120, rue Yonge
Toronto, Ontario, le samedi 29 septembre, 2012, à 14 h 00 et à 14 h 45.

Au plaisir de vous voir parmi les suspects!

Astuces de déblocage

Il m’arrive – d’après moi, trop souvent – d’être victime d’angoisse de la page blanche. Pourtant, ce syndrome n’est qu’un mythe; il s’agit de ne pas se laisser prendre. Ainsi, lorsque l’angoisse, ou sa petite soeur la temporisation, se présente, j’ai quelques astuces pour continuer à écrire. Je ne me mets pas nécessairement au projet d’écriture du jour mais, à tout le moins, je me mets à l’écriture qui s’impose.

Voici quelques pistes que j’ai utilisées pour me remettre à la tâche:

– Faire une recherche Internet pour des nouvelles insolites. Ces histoires cocasses et invraisemblables peuvent en inspirer d’autres. Cette astuce a mené, entre autres, à ma nouvelle À l’air.

– Ouvrir un livre (que l’on n’a pas encore lu) et en copier une phrase. Écrire la suite. Quelques lignes peuvent suffire pour revenir à la page blanche qui angoissait l’instant précédent. On peut aussi copier une phrase d’un gazouillis (tweet) ou d’un article d’actualité.

– Prendre note des conversations autour de soi, dans le transport en commun, dans un ascenseur, dans un restaurant ou un café. Quelles questions surgissent? Quels personnages s’imposent? C’est plus simple de laisser aller son imagination si on ne fait pas partie de la conversation, mais sait-on jamais, peut-être que vos amies et amis n’auront pas objection à ce que vous quittiez subitement la salle pour aller écrire quelques bribes de texte.

– Entretenir un cahier de rêves. Il s’agit de garder, sur sa table de chevet, un calepin de notes dans lequel on transcrit ses aventures nocturnes. (Vraies ou rêvées, c’est selon.) L’imagination est sans limites lorsqu’on dort. Il faut en profiter. Il faut aussi noter dès que possible au réveil, sinon, on risque de perdre le souvenir d’un rêve marquant. Quelques mots peuvent suffire pour se remémorer des scènes. Plus tard, lorsque l’angoisse de la page blanche se manifeste, relire ses rêves pour éveiller l’inspiration. C’est un rêve qui a inspiré ma nouvelle Timothy’s Blanket.

D’autres astuces peuvent aider écrivains et écrivaines à se remettre à la tâche. Prendre une marche solitaire à l’extérieur, par exemple, ou changer d’environnement. Au fond, il s’agit de ne jamais ne pas écrire…

Vous avez d’autres astuces à suggérer? Donnez-m’en des nouvelles!

L’arbre de la francophonie

Lorsqu’il fut question d’ajouter un mot à l’arbre de la francophonie du Consulat général de France à Québec, j’ai hésité. Il me fallait le mot parfait, original, obscur, intriguant, digne d’une auteur qui se respecte. J’y ai trop songé et j’ai presque abandonné rendre visite à l’arbre lors d’un court séjour à Québec.

L'arbre de la francophonie à Québec

Mais une fois à côté de l’arbre, j’ai décidé de ne plus m’inquiéter. Mon mot, peu importe lequel,  serait en bonne compagnie. Sur d’autres rubans flottaient « effervescent », « inconcevable », « curieux » et « bicyclette ». La francophonie qui flotte au vent, c’est excellent pour contrer la panne de l’écrivain. J’ai cessé de me casser la tête et d’y aller avec mon mot coup de coeur, qui a toujours été « imagination », pour souligner le leitmotiv de tout artiste.

Bilan final: nos mots pour l’arbre de la francophonie étaient « imagination », « crépuscule » (de ma mère), « mignonnes » (en honneur de mes nièces en devenir) et « autobus » (de mon fils). Et, bien que ce soit un commentaire général et générique, une attachée du Consulat nous a fait bien plaisir en affirmant « Que ces mots sont beaux ».

Autre image de l’arbre.

An Encounter That Changed My Life

Last year, I participated in a local writing contest, held by Good News Toronto, called the True Story Contest. The challenge was to write about An Encounter That Changed Your Life, in 450 words or less.

I wrote about my young friend Sierra, who, barely out of toddlerhood, taught me how to be a better person and inspired me to have a family. My piece won third place in the contest and was published online in December 2011.

Six months later, I happily learned that « Sierra », the prize-winning nonfiction piece, had been printed in the hard copy version of Good News Toronto. How thrilling; not only is there tangible, inked evidence of my story, it’s even illustrated by Toronto artist Rosie Pea.

The best consequence of seeing the story in print, though, is that I was able to share a few copies with Sierra herself, who read it for the first time last week. Her reaction? A pleased smile hidden by an admonishing: « But now everyone‘s going to know me! »

They would be lucky to.

The short nonfiction piece "Sierra" by A.M. Matte

To read "Sierra" online: http://www.goodnewstoronto.ca/2011/12/good-news-toronto-true-story-contest-3rd-place-winner/

Prix de reconnaissance communautaire

A.M. Matte et statuette (Pascal Demonsand) de Théâtre Action

A.M. Matte et le Prix de reconnaissance communautaire

En juin 2011, j’ai eu l’honneur de participer à la soirée gala de remise des Prix de reconnaissance de Théâtre Action. J’y étais en tant que membre du collectif d’auteurs de la pièce Communicata 2010, qui se voulait un regard humoristique sur la question des registres et des accents du français.

Jouée à guichets fermés par les Indisciplinés de Toronto, Communicata 2010 était la culmination de plusieurs mois de travail intense par une cinquantaine de personnes. C’est pourquoi l’effort collectif de ces «indisciplinés» a été reconnu par Théâtre Action, «pour l’originalité de leur démarche artistique, leur audace, le caractère rassembleur, l’impact sur leur communauté et surtout pour la qualité de leur travail.»

Nous étions quatre à représenter le collectif lors du gala, mais avons fêté comme si nous étions cinquante. C’étaient nos Oscars (c) à nous.

Blank pages

6:27 a.m. Sunday morning.

For the first time in my life, I didn’t need to skip the first page of my notebook before beginning to write. Usually, I feel intense pressure – self-imposed, of course – to write perfection as soon as the new notebook is opened. The blank page before me becons the perfect expression, the well-worded sentence, the cleverest wordplay. Years ago, I decided that the best way for me to avoid writer’s block in front of the first page of a notebook (especially given that I’m the only one who reads its content) was simply to skip it and move on to the next. This way, if ever I do fall upon the perfect sentence, I have a choice spot for it.

But this morning, awakened with a smile at 5:15 a.m., I got up to write about the character I played  in my dream. I filled many pages of my notebook until I had none left. I had to choose a new notebook, which I opened to the first page to continue writing, without hesitation.

 

Page vierge

6 h 27. Dimanche matin.

Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas eu l’impression d’avoir à sauter la première page de mon nouveau calepin de notes avant d’écrire. D’habitude, je ressens une pression immense – auto-imposée, bien sûr – d’écrire la perfection dès le nouveau calepin ouvert. La page blanche (ou lignée) implore le mot parfait, la phrase bien exprimée, le calembour bien songé. Il y a des années, j’ai décidé que la meilleure façon pour moi d’éviter de figer devant la première page d’un nouveau calepin (surtout que je suis bien la seule à en lire le contenu) était, tout simplement, de la laisser vierge et de passer à la prochaine. Ainsi, si jamais je tombe sur la phrase parfaite, j’aurai un endroit de choix pour elle.

Mais ce matin, éveillée avec le sourire vers 5 h 15, bouleversée par un rêve tout simple, je me suis levée pour écrire le personnage que j’avais incarné pendant la nuit. J’en ai rempli plusieurs pages de mon calepin, au point où il ne m’en restait plus et j’ai dû choisir un nouveau calepin. Que j’ai ouvert à la première page, sans hésiter, pour continuer mon histoire.